De nouveaux signes d'encouragement se manifestent sur le marché de l'immobilier au Royaume-Uni: les prix immobiliers du pays ont enregistré leur première hausse en juin après dix-sept mois consécutifs de repli, selon l'agence gouvernementale, Land Registry.
Au Royaume-Uni, le mois de juin a marqué la cinquième hausse consécutive du nombre de crédits immobiliers accordés. Leur nombre a atteint ainsi un plus haut niveau depuis quatorze mois avec 47.584 prêts attribués en juin contre seulement 44.169 en mai, a indiqué hier la Banque d'Angleterre. De plus, les prix immobiliers du pays ont enregistré leur première augmentation au mois de juin après dix-sept mois consécutifs de repli, selon les chiffres publiés mardi par l'agence gouvernementale, Land Registry.
Conditions favorables
Cette hausse de prix globale de 0,1 %, qui place le coût moyen d'une propriété à 153.000 livres (177.400 euros), cache cependant des résultats plus mitigés entre les différentes régions. Sur les dix régions étudiées, seules cinq bénéficient d'une progression par rapport au mois précédent, Londres ayant contribué considérablement à la tendance avec un gain de valeur de 2 % pour un prix moyen de 301.800 livres. Et même la légère amélioration de la conjoncture reste relative avec l'immobilier qui a finalement perdu 14 % de sa valeur par rapport au même mois de l'an dernier. " Il y a un ensemble de facteurs qui semblent indiquer qu'on a passé le point bas. On arrive vraiment au moment de la reprise sur le marché immobilier, mais il s'agit d'une reprise progressive ", explique Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas. La chute des taux d'intérêt sur les crédits et une faible offre de produits immobiliers ont contribué à créer des conditions favorables pour une reprise du secteur. Mais avec la détérioration du marché de l'emploi, Land Registry reste prudent concernant la tendance en estimant que " ce mouvement ne signale pas un retour à une croissance solide, mais plutôt une stabilisation des prix " . Un avis soutenu par certains experts qui considèrent que de futures baisses de prix ne sont pas à exclure dans les mois à venir.